28.09.2007
Coconut Ballad
Imaginez une vaste prairie verdoyante où paissent quelques bovidés par un matin ensoleillé…
Coconut Ballad
Ce morceau est une composition maison signée Raymond Romano à la guitare et Yann Yalego au banjo.
10:15 Publié dans THE SHOW | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.09.2007
Bad boy ?
La chanson Ring of Fire - écrite par son épouse June Carter (une des soeurs de The Carter Family) et dont Johnny Cash compose les arrangements de cuivres - décrit les ravages de l'alcoolisme et de la drogue qui hantaient le chanteur.
02:30 Publié dans Country and Western Music | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Recording

00:25 Publié dans THE SHOW | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.09.2007
Who are we ?
Une famille itinérante,
Une mère barbue,
Un père tranquille,
Trois filles un peu déjantées, attachantes et décalées...




Yann Yalego as MUM
(banjo, ukulélé, wash board)

Mise en scène • Christophe Croullebois
Arrangements • Joseph Racaille
Création vidéo • Éric Pinoy
Costumes • Nathalie Evora
Création lumières • Fabien Massard
01:45 Publié dans Our story | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
De l'écriture du spectacle...
1/ L’histoire de la famille
À partir d’improvisations, nous créons une typologie des trois soeurs ainsi que leurs histoires personnelles et les rapports qu’elles entretiennent entre elles. De là se dégagent une trame et l’écriture des saynètes.
Le point de départ est donné par les amours malheureux de chacune des soeurs : Avrella regrette un homme qu’elle n’a pas su garder et qui est parti, Kelly pleure Johnny Guitar et Jackie attend Joé qui est en prison.
2/ L’histoire du Wild Wild West
Soit le moment où l’Amérique du Nord crée son Histoire.
La famille est garante de la mémoire : elle est nourrie par la tradition orale des pionniers de l’Amérique et des images rattachées à la Conquête de l’Ouest (évangélisateurs, chercheurs de fortune, fermiers, cow boys, Indiens, esclaves...).
Les morceaux interprétés sont le reflet de cette mémoire et de cette tradition : un reflet bigarré, mélangé de mille influences apportées par l’immigration volontaire ou non : les cow-boys étaient aussi noirs et mexicanos et la Country and Western Music n’est pas l’apanage des Blancs.
3/ L’histoire de notre parti pris
Il s’agit de jongler entre le mythe et la réalité de cette histoire du Wild West, d’être toujours en décalage entre l’interprétation musicale et l’humour des saynètes, de créer une surdimension en utilisant le kitch de l’apparence (par exemple le costume de la mère en référence au personnage d’Iggy Pop dans Dead Man de Jim Jarmusch ou le cactus en plastique).
Notre choix s’est naturellement porté sur Christophe Croullebois en raison de son travail de mise en scène sur Calamity Jane, Oh Jane (spectacle joué notamment aux 3 Bis F et à La Minoterie).

01:25 Publié dans THE SHOW | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
De l'usage de la vidéo...
“L’utilisation de la vidéo dans un spectacle consacré à la Country and Western Music apparaît comme évidente et pertinente aussi bien à un niveau narratif qu’à un niveau scénographique.La matière vidéo montée et projetée sera de deux natures :
- des scènes originales tournées en extérieur et interprétées par les comédiennes-chanteuses ;
- des extraits (ou plans seuls) tirés de films existants et libres de droits, en y incrustant parfois les personnages du spectacle.
Ces images, montées sous forme de petites séquences, seront projetées à même les décors.
Elles permettront :
- de restituer l’ambiance, l’univers dans lequel cette musique a puisé ses racines (l’image projetée en tant que décor vivant et changeant, mais aussi simple source de lumière) ;
- de montrer au-delà de l’espace scénique des actions passées ou présentes (en évitant la simple illustration) ;
- de donner un autre point de vue à un récit, de créer une interaction entre les comédiennes et l’image.
Ces différents procédés nous permettront de jouer avec les codes du western (entre révérence et parodie) de la même manière que les chanteuses joueront avec les codes de la Country and Western Music, et de renforcer chez le spectateur son sentiment de dépaysement.”
01:25 Publié dans THE SHOW | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Songs

Choisir des morceaux parmi un répertoire aussi riche et varié n'est pas une mince affaire. Voici une liste de 15 chansons qui ont retenue notre attention.
Aurons-nous le plaisir et l'honneur de les interpréter sur scène ? Ça !...
Pete Seeger
The Foolish Frog
Roy Orbison
Blue Bayou
Hank Williams
Howling at the Moon, Kaw-Liga
Johnny Cash
Old Apache Squaw, A Boy named Sue
Dimitri Tiomkin, Paul Francis Webster
My Rifle, My Poney and Me
Willoughby, Merrick, Jordan (Campbell Music C°)
Run Joé
Hartmann and the Heartbrokers (Betty Lou)
No Huggin’, No Kissin’
Peggy Lee
Johnny Guitar
Harry Woods, Gus Kahn
Side by Side
Terry Preston aka Ferlin Husky
Gone
Cole Porter
Don’t Fence me in
Doyle Holly
Queen of Silver Dollar
Emmylou Harris, Alison Krauss, Gillian Welch
Didn’t Leave Nobody but the Baby
Ainsi que quelques inspirations musicales, telles que Spike Jones, The Carter Family, Emmet Miller, Jimmie Rodgers, Seeger Sisters…
01:10 Publié dans Country and Western Music | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
The movies
“De La Chevauchée fantastique à La captive aux yeux clairs en passant par Il était une fois dans l’Ouest, Honkytonk
Man, jusqu’à Paris, Texas et Dead Man, le cinéma a façonné l’image que nous nous faisons de l’Amérique des pionniers et de ses vagabonds d’hier et d’aujourd’hui. Le genre western (1) a largement contribué à hisser l’histoire de cette Conquête et de ces errances au rang de mythe : des aventures humaines livrées à la démesure des paysages dans lesquels elles se déroulèrent.

Immensités arides balayées par les vents, la poussière et les tumbleweeds (2), personnages errants venus de nulle part au passé inconnu et au futur incertain (hobos, ramblers, honkytonk men…) : autant d’images et de figures qui ont peuplé un imaginaire collectif et qui restent profondément ancrées en nous…”
Éric Pinoy
Création vidéo - Coconut Family Band "ON Tour"

(2) Herbes roulées par les vents.
01:00 Publié dans Inspirations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sing, sang, sung !
Le répertoire Country and Western Music est très vaste et non moins surprenant.Ses origines sont souvent très anciennes, elles témoignent du brassage des populations en Amérique : notamment une forte influence anglo-saxonne, tant pour les mélodies (ballades du XVIII ème et du XIX ème siècle) que pour les instruments (le violon est resté jusqu’au milieu du XIX ème siècle l’instrument principal avant d’être supplanté par la guitare).
La steel guitar, héritée de la musique hawaïenne si populaire dès l’année 1890, devient un des instruments symboles de la Country. De même le yodle, technique vocale bien connue, renvoie à Hawaï sinon au Tyrol.
L’importance du blues noir apparaît cardinale ; celle des musiques amérindiennes n’est pas à négliger.

Cette musique est portée par d’étranges personnages, se subdivise en divers styles et évoque des décors singuliers.Les Ramblers ou Hobos, par exemple, clochards itinérants, voyageaient clandestinement sur les trains de marchandises.
Certains étaient très engagés politiquement tel le légendaire Woody Guthrie dont Pete Seeger fut un prestigieux compagnon. Quant aux Hillbillies (ploucs, montagnards et paysans), ils fondèrent quasiment le blues blanc dit “Country blues”. Le yodle connut grâce à Jimmie Rodgers, autre hobo, un développement particulier. Cette technique du “Blues Yodelé” fut reprise par maints chanteurs noirs et blancs ; elle représenta un point de rencontre entre le blues et la musique rurale. Des rythmes amérindiens connurent une nouvelle vie, portés par des hommes tels que Hank Williams et Johnny Cash qui écrivirent des chansons en mémoire des Indiens massacrés.
Les lieux mêmes où se produisaient certains de ces chanteurs, les Honkytonks, avant d’être les bars ou cafés musicaux d’aujourd’hui, étaient de véritables bouges : bien des textes témoignent encore de cette violence, parlent de meurtres et de sexe ; certains remontant au XVII ème siècle. Ils ont été enregistrés, dès les années 30, par des groupes tel que Hartmann and the Heartbrokers.

00:30 Publié dans Country and Western Music | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paradis perdu ?
“Quand l’homme blanc a mis les pieds sur ce continent, il a eu une sacrée frousse, non pas à cause des “sauvages” qui le peuplaient mais principalement à cause de l’immensité. Petit homme habitué au carré de son champ bien cerné, de sa ville surpeuplée, il a fait comme tous ceux qui ont peur, il s’est agité. Il a empli l’immensité de piquets de clôture, de fils barbelés, magnifique nouvelle invention de ce XIX ème siècle.N’oublions pas qu’en ces temps, les peuples “civilisés” étaient dans l’histoire de l’homme maîtrisant la matière, l’âge des lumières. L’invention de la machine à vapeur a donné à ces hommes un sentiment et une réalité de puissance ; unité : le cheval-vapeur, oh Jules Vernes, quel rêve avions-nous en ces temps ?
Pour faire taire sa peur devant la simplicité terrible de “Mother Earth”, il a cartographié, nommé, crée des “pistes”, a ceinturé le continent avec un chemin de fer, creusé la terre. Toutes ces richesses qui n’appartenaient à personne, ça le rendait fou. Mais toujours la peur, et ni la brûlure du bourbon ou celle de la poudre noire ne parvenaient à l’apaiser. Et puis tous ces “Blancs” de toutes les couleurs, avec leurs différentes cultures, leurs différentes histoires, leurs différentes raisons d’avoir quitté leur pays, se retrouvaient là dans cette immensité vierge…
Alors que reste-t-il quand le soir vient et que la frénésie s’épuise ? Chanter peut être.
Donc, trois sœurs - Font-elles du tricot ? - qui nous chantent des chants de tous ces pionniers : certains étaient esclaves, certains étaient repris de justice, d’autres épris de justice… La liste est longue et fascinante ; le fameux melting pot…
Qui s’étonnera qu’après avoir écrit et mis en scène Calamity Jane, Oh Jane, je donne mon cœur à cette création ?
En ces temps étranges, fort troubles, porteurs d’espoirs et de réchauffement climatique, il faut respecter les clowns, éteindre la télé et venir voir et écouter cette famille nomade qui aujourd’hui est venue poser son barda près de chez nous pour chanter des chansons usées par tant de gorges qui ont vécu.”
00:10 Publié dans Wild Wild West | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



