24.09.2007
The movies
“De La Chevauchée fantastique à La captive aux yeux clairs en passant par Il était une fois dans l’Ouest, Honkytonk
Man, jusqu’à Paris, Texas et Dead Man, le cinéma a façonné l’image que nous nous faisons de l’Amérique des pionniers et de ses vagabonds d’hier et d’aujourd’hui. Le genre western (1) a largement contribué à hisser l’histoire de cette Conquête et de ces errances au rang de mythe : des aventures humaines livrées à la démesure des paysages dans lesquels elles se déroulèrent.

Immensités arides balayées par les vents, la poussière et les tumbleweeds (2), personnages errants venus de nulle part au passé inconnu et au futur incertain (hobos, ramblers, honkytonk men…) : autant d’images et de figures qui ont peuplé un imaginaire collectif et qui restent profondément ancrées en nous…”
Éric Pinoy
Création vidéo - Coconut Family Band "ON Tour"

(2) Herbes roulées par les vents.
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Sing, sang, sung !
Le répertoire Country and Western Music est très vaste et non moins surprenant.Ses origines sont souvent très anciennes, elles témoignent du brassage des populations en Amérique : notamment une forte influence anglo-saxonne, tant pour les mélodies (ballades du XVIII ème et du XIX ème siècle) que pour les instruments (le violon est resté jusqu’au milieu du XIX ème siècle l’instrument principal avant d’être supplanté par la guitare).
La steel guitar, héritée de la musique hawaïenne si populaire dès l’année 1890, devient un des instruments symboles de la Country. De même le yodle, technique vocale bien connue, renvoie à Hawaï sinon au Tyrol.
L’importance du blues noir apparaît cardinale ; celle des musiques amérindiennes n’est pas à négliger.

Cette musique est portée par d’étranges personnages, se subdivise en divers styles et évoque des décors singuliers.Les Ramblers ou Hobos, par exemple, clochards itinérants, voyageaient clandestinement sur les trains de marchandises.
Certains étaient très engagés politiquement tel le légendaire Woody Guthrie dont Pete Seeger fut un prestigieux compagnon. Quant aux Hillbillies (ploucs, montagnards et paysans), ils fondèrent quasiment le blues blanc dit “Country blues”. Le yodle connut grâce à Jimmie Rodgers, autre hobo, un développement particulier. Cette technique du “Blues Yodelé” fut reprise par maints chanteurs noirs et blancs ; elle représenta un point de rencontre entre le blues et la musique rurale. Des rythmes amérindiens connurent une nouvelle vie, portés par des hommes tels que Hank Williams et Johnny Cash qui écrivirent des chansons en mémoire des Indiens massacrés.
Les lieux mêmes où se produisaient certains de ces chanteurs, les Honkytonks, avant d’être les bars ou cafés musicaux d’aujourd’hui, étaient de véritables bouges : bien des textes témoignent encore de cette violence, parlent de meurtres et de sexe ; certains remontant au XVII ème siècle. Ils ont été enregistrés, dès les années 30, par des groupes tel que Hartmann and the Heartbrokers.

00:30 Publié dans Melting pot music | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paradis perdu ?
“Quand l’homme blanc a mis les pieds sur ce continent, il a eu une sacrée frousse, non pas à cause des “sauvages” qui le peuplaient mais principalement à cause de l’immensité. Petit homme habitué au carré de son champ bien cerné, de sa ville surpeuplée, il a fait comme tous ceux qui ont peur, il s’est agité. Il a empli l’immensité de piquets de clôture, de fils barbelés, magnifique nouvelle invention de ce XIX ème siècle.N’oublions pas qu’en ces temps, les peuples “civilisés” étaient dans l’histoire de l’homme maîtrisant la matière, l’âge des lumières. L’invention de la machine à vapeur a donné à ces hommes un sentiment et une réalité de puissance ; unité : le cheval-vapeur, oh Jules Vernes, quel rêve avions-nous en ces temps ?
Pour faire taire sa peur devant la simplicité terrible de “Mother Earth”, il a cartographié, nommé, crée des “pistes”, a ceinturé le continent avec un chemin de fer, creusé la terre. Toutes ces richesses qui n’appartenaient à personne, ça le rendait fou. Mais toujours la peur, et ni la brûlure du bourbon ou celle de la poudre noire ne parvenaient à l’apaiser. Et puis tous ces “Blancs” de toutes les couleurs, avec leurs différentes cultures, leurs différentes histoires, leurs différentes raisons d’avoir quitté leur pays, se retrouvaient là dans cette immensité vierge…
Alors que reste-t-il quand le soir vient et que la frénésie s’épuise ? Chanter peut être.
Donc, trois sœurs - Font-elles du tricot ? - qui nous chantent des chants de tous ces pionniers : certains étaient esclaves, certains étaient repris de justice, d’autres épris de justice… La liste est longue et fascinante ; le fameux melting pot…
Qui s’étonnera qu’après avoir écrit et mis en scène Calamity Jane, Oh Jane, je donne mon cœur à cette création ?
En ces temps étranges, fort troubles, porteurs d’espoirs et de réchauffement climatique, il faut respecter les clowns, éteindre la télé et venir voir et écouter cette famille nomade qui aujourd’hui est venue poser son barda près de chez nous pour chanter des chansons usées par tant de gorges qui ont vécu.”
00:10 Publié dans Wild Wild West | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








